« Si Bill Clinton avait été le Titanic, l’iceberg aurait coulé. » (Blague américaine citée par "Le Monde" du 20 décembre 1998).


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Entre lui et elle, il n’y a pas photo. Lui est charismatique, séducteur, chaleureux, convivial et même introspectif (son côté baptiste). Elle est renfermée, froide, glaciale, repoussante et secrète. Ils ont tous les deux de l’intelligence à revendre, et de l’ambition. Lui était considéré comme un plouc venu du fin fond du pays. Elle était la représentante de l’etablishment la plus caricaturale de la côte Est. Lui a réussi à battre un Président sortant imbattable après trois mandats républicains qui ont redonné fierté aux Américains. Elle, c’était elle qui était imbattable, face à un candidat improbable, vulgaire, grossier, milliardaire, brutal, péremptoire, simpliste, incompétent, gaffeur, machiste, etc.

Lui, Bill Clinton, a été élu quarante-deuxième Président des États-Unis il y a juste vingt-cinq ans, le 3 novembre 1992. Ce fut une grande surprise. Quasiment inconnu, gouverneur d’un petit État, il a battu George HW Bush (père), Président sortant d’un pays sorti grandi (en termes de fierté nationale) par la guerre du Golfe contre Saddam Hussein. Elle, Hillary Clinton, a été battue par l’oligarque de l’immobilier fructueux Donald Trump l’an dernier (le 8 novembre 2016). Rejetée par les électeurs, elle le fut deux fois puisque Barack Obama avait déjà balayé sa candidature aux primaires démocrates de 2008.

Pourtant, avec l’élection d’une femme, Hillary Clinton aurait pu montrer peut-être la maturité politique d’un pays que la France n’a pas encore acquise (au contraire du Royaume-Uni, de l’Allemagne, d’Israël, de l’Inde, du Pakistan, du Brésil, du Chili, de l’Argentine, de la Pologne, des Philippines, de l'Islande, de l'Australie, de l'Ukraine, de l'Irlande, de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Suisse, de la Finlande, de la Moldavie, etc.). Certes, une telle élection aurait aussi consacrée une nouvelle fois une certaine démocratie dynastique après les Kennedy, les Bush, mais cette perspective n’était pas pour déplaire au retraité Bill, avec suffisamment de modestie et d’autodérision pour s’imaginer en …Première Dame ! Lors des dernières semaines de son dernier mandat, il avait d’ailleurs publié un clip vidéo où il montrait qu’il s’ennuyait, qu’il ne savait plus quoi faire, faire la lessive, etc., lui, le Président des États-Unis qui serait le maître du monde.

C’est cette sincérité couplée avec un certain cynisme qui ont façonné Bill Clinton dès son jeune âge. Une sorte de volonté de se brider, d’être honnête tout en pratiquant le cynisme le plus odieux, tout en maniant avec dextérité l’art de ne pas avoir d’opinion, l’art de ne pas savoir quoi décider, l’art de ménager la chèvre et le chou (il n’est pas le seul dans ce cas et l’on pourrait aussi y ranger François Hollande voire Emmanuel Macron, mais ce dernier, peut-être pas à sa propre initiative, s’est retrouvé en situation de grand clivage).

Bill Clinton a maintenant 71 ans, né le 19 août 1946 dans l’Arkansas. Il est devenu rapidement ambitieux. Bon élève, il rencontra même le Président John Kennedy à la Maison-Blanche le 24 juillet 1963 car sélectionné parmi les meilleurs élèves. Après des études de politique internationale à l’Université de Georgetown, il continua son cursus à l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne (l’un des rares Présidents américains à avoir séjourné en Europe et à la connaître), puis enfin, des études de droit à la prestigieuse Université Yale où il rencontra Hillary Rodham, elle aussi très ambitieuse, qui est devenue avocate (comme plus tard Michelle Obama).

Dès l’âge de 23 ans, Bill Clinton avait déjà une conscience aiguë des responsabilités en politique, en commentant ainsi le scandale de Chappaquiddick touchant le jeune sénateur Ted Kennedy le 18 juillet 1969 : « La politique donne aux gens un tel pouvoir et un si grand ego qu’ils ont tendance à mal se comporter à l’égard des femmes. J’espère que je n’en arriverai jamais là. » (Cité par Jan Krauze dans "Le Monde" du 20 décembre 1998). Cocasse lorsqu’on connaît la suite de l’histoire.

Après un échec électoral pour être représentant, le jeune professeur de droit de l’Université d’Arkansas fut élu le 2 novembre 1976 procureur général de l’Arkansas, tremplin pour se faire élire le 7 novembre 1978 gouverneur de l’Arkansas à l’âge de 32 ans. Il fut alors le plus jeune gouverneur des États-Unis. Réélu plusieurs fois, il fut gouverneur de cet État du 9 janvier 1979 au 19 janvier 1981 et du 11 janvier 1983 au 12 décembre 1992 (il fut battu par le républicain Franck D. White le 4 novembre 1980 à cause de mesures impopulaires comme la mise en place d’une vignette automobile). En 1978, il fut reçu à la Maison-Blanche par la "grande porte", en tant que gouverneur démocrate, par le Président Jimmy Carter.

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Ses mandats de gouverneur, et aussi son échec en 1982, ont été très formateurs pour Bill Clinton dans son apprentissage de la vie politique américaine. Il a savamment construit son réseau personnel dès cette époque dans la perspective d’une candidature. Savoir séduire les principaux acteurs et notables qui faisaient l’opinion ou qui finançaient la campagne. Et évidemment, il a appris à se faire apprécier du peuple. L’élection présidentielle de 1992 fut alors une occasion en or pour lui. Il était encore jeune (45 ans), mais déjà suffisamment âgé pour montrer de l’expérience dans la gestion des choses publiques et rassurer.

Les événements au Moyen-Orient, la Guerre du Golfe consécutive à l’invasion du Koweït par Saddam Hussein, ont apporté une grande popularité au Président républicain sortant Georges HW Bush (père) dont la réélection laissait peu de doute, si bien qu’aucun grand leader du Parti démocrate ne voulait se frotter à un échec assuré, notamment des anciens candidats aux primaires démocrates de 1988, comme les sénateurs Al Gore et Lloyd Bentsen, ou encore le populaire gouverneur de New York Mario Cuomo, le sénateur Bill Bradley, etc. Bill Clinton s’est trouvé en compétition avec l’ancien gouverneur de Californie Jerry Brown et l’ancien sénateur Paul Tsongas.

Positionné au centre (aile droite du Parti démocrate) et quasiment inconnu de l’opinion publique, Bill Clinton n’avait prononcé qu’un seul discours d’envergure nationale, lors de la convention démocrate des primaires démocrates précédentes, en 1988, lors de la désignation du candidat Michael Dukakis. Le début des primaires fut difficile pour Bill Clinton, battu dans les premiers États et rapidement fustigé par certains journalistes pour une aventure extraconjugale, écart de conduite personnel qui fut fatal au favori des primaires démocrates de 1988, Gary Hart. Accompagné publiquement de son épouse Hillary pendant sa campagne, Bill Clinton a remporté le Super Tuesday et finalement les primaires elles-mêmes, désigné à la convention démocrate de New York, du 13 au 16 juillet 1992, par 3 372 délégués sur 4 276 au total. Al Gore, sensiblement du même profil que lui (jeune, centriste, sudiste), fut son colistier.

Du côté républicain, sans surprise, la convention républicaine de Houston, du 17 au 20 août 1992, à laquelle participa l’ancien Président Ronald Reagan, désigna George HW Bush (père) candidat et Dan Quayle (Vice-Président sortant) colistier.

Bien que favori, George HW Bush fut handicapé par la candidature du millionnaire indépendant Ross Perot qui cassa la bipolarité du paysage politique américain en imposant un troisième pôle proche des idées conservatrices. Bill Clinton profita de cette situation et fut élu le 3 novembre 1992 Président des États-Unis en remportant 370 grands électeurs et 44,9 millions de voix (seulement 43,0%) face à George HW Bush seulement 168 grands électeurs et 39,1 millions de voix (37,5%) et à Ross Perot 19,7 millions de voix (18,9%) sans remporter de grand électeur.

Bon candidat, Bill Clinton a débuté Président de manière un peu plus laborieuse. Sa jeunesse, son charisme et aussi sa faible notoriété avant les primaires le faisaient comparer à deux figures de Présidents démocrates très différentes : le légendaire John Kennedy d’une part, et l’impopulaire Jimmy Carter d’autre part. Il ne fut ni l’un, ni l’autre.

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Dans la première moitié de son premier mandat, il a eu un grand pouvoir puisque les deux chambres du Congrès étaient également à majorité démocrate. Mais le projet de sécurité sociale pour tous, préparée par son épouse Hillary, inquiéta même les parlementaires démocrates et les deux chambres ont changé de majorité lors des élections à mi-mandat du 8 novembre 1994. L’exemple le plus frappant fut l’élection comme Président de la Chambre des représentants de Newt Gingrich, d’une "droite musclée", principale figure d’opposition (et susceptible d’être le candidat républicain en 1996), et Bob Dole redevint le leader de la majorité républicaine au Sénat (mais pas son Président qui est le rôle du Vice-Président des États-Unis).

Malgré son échec électoral du 8 novembre 1994, Bill Clinton fut largement réélu le 5 novembre 1996 avec 47,4 millions de voix (49,2%) et 379 grands électeurs face à Bob Dole 39,2 millions de voix (40,7%) et 159 grands électeurs. Ross Perot continuait à jouer les trouble-fête contre les républicains en rassemblant 8,1 millions de voix (8,4%). Bill Clinton termina son second mandat le 20 janvier 2001. Ce fut la première fois depuis Franklin Delano Roosevelt, Président entre 1933 et 1945, qu’un Président démocrate ait pu exercer deux mandats successifs. Barack Obama a fait de même entre 2009 et 2017.

La politique extérieure de Bill Clinton fut très interventionniste, avec la poursuite de l’intervention en Somalie. Ce fut surtout la guerre en ex-Yougoslavie qui marqua ses deux mandats. Dès le 14 juin 1995, à peine élu, le Président français Jacques Chirac rencontra Bill Clinton à la Maison-Blanche et lui demanda de s’impliquer dans la guerre en Bosnie (beaucoup de prises d’otages parmi les Casques bleus de l’ONU).

Ce sujet n’était pas initialement au programme, mais Jacques Chirac n’en avait que faire et s’éclipsa seul avec Bill Clinton pendant une heure, laissant poireauter leurs autres interlocuteurs, notamment le Vice-Président des États-Unis Al Gore, la plupart des ministres américains, les ministres français Alain Madelin et Hervé de Charette, et aussi le Président de la Commission Européenne Jacques Santer (Jacques Chirac était venu aux États-Unis en tant que Président en exercice du Conseil Européen pour un Sommet Europe/États-Unis qui ne dura finalement qu’une vingtaine de minutes !).

Convaincu, le Président américain décida de réagir contre la Serbie et sa volonté de "nettoyage ethnique", mais devait convaincre le Congrès (devenu républicain) pour voter le financement d’une intervention américaine. L’un des arguments de Jacques Chirac fut de dire que négliger la situation bosniaque lui serait reproché pour sa campagne de réélection (alors que durant le premier mandat, il ne faisait aucun geste sans penser à sa réélection). Jacques Chirac a rencontré aussi Newt Gingrich et Bob Dole pour les convaincre de ne pas faire d’obstruction au Congrès.

L’implication de Bill Clinton dans les affaires yougoslaves a abouti aux accords de Dayton signés le 14 décembre 1995 par le Président serbe Slobodan Milosevic, le Président croate Franjo Tudjman et le Président bosniaque Alija Izetbegovic pour mettre fin à la guerre civile en Bosnie (l’initiative fut menée par Richard Holbrooke).

Un autre succès diplomatique essentiel a marqué la Présidence Clinton, ce furent les accords d’Oslo signés le 13 septembre 1993 à Washington par Yasser Arafat, Yitzhak Rabin et Shimon Pérès, ce qui valut aux trois protagonistes le Prix Nobel de la Paix 1993. Le processus de paix s’est toutefois enlisé à partir de 1996.

Sur le plan intérieur, au-delà d’un retour à la croissance économique durant les années 1990 (création de 22 millions d’emplois, taux de chômage le plus bas depuis trois décennies, etc.), la Présidence de Bill Clinton fut aussi "entachée" d’un scandale sexuel très surréaliste avec une procédure de destitution ("impeachment"). Le problème provenait d‘ailleurs plus du mensonge présidentiel que des faits reprochés.

Le 17 janvier 1998, Bill Clinton avait en effet nié sous serment avoir eu des relations sexuelles avec sa jeune stagiaire Monica (à l’époque de 22 ans), et l’a répété le 17 août 1998 : « I did not have sexual relations with that woman, Miss Lewinsky. ». Une procédure d’impeachment a donc été initiée : la Chambre des représentants a voté la destitution avec une courte majorité (républicaine) le 19 décembre 1998, mais les sénateurs, chargés de le juger, renoncèrent finalement à le destituer et l’acquittèrent le 12 février 1999. Les États-Unis furent la risée du monde pendant quelques mois.

Dans cette tourmente sexuelle, Bill Clinton a pu compter sur le fidèle soutien de son épouse Hillary qui est toujours restée à ses côtés, alors qu’elle avait le "mauvais rôle", probablement par amour et aussi parce qu’elle songeait à son propre avenir politique (elle avait politisé la polémique en disant que c’était une attaque de la "droite" américaine contre leurs projets sociaux). À l’étranger, il fut également soutenu très fidèlement par le Président français Jacques Chirac qui est devenu ainsi un ami très cher.

J’ai eu la coïncidence de me trouver pour des raisons professionnelles aux États-Unis en janvier 1998 et j’ai pu me rendre compte que les médias ne faisaient que parler à en être saturé de cette affaire (dérisoire au regard des drames du monde). Beaucoup de talk shows avec des "spécialistes avisés" dissertaient sur leur définition d’une "relation sexuelle" (aux heures d’écoute du grand public, y compris des enfants !). Comme j’étais sur la côte Est, majoritairement démocrate et favorable à Bill Clinton, on me disait parfois : « Vous, les Français, vous avez de la chance, ce n’est pas chez vous qu’on destituera votre Président pour une telle raison… ». J’opinais du chef, sans me douter que treize ans plus, le favori de la prochaine élection présidentielle Dominique Stauss-Kahn allait tomber précisément sur ce sujet de prédation sexuelle (certes, aux États-Unis aussi !).

On peut d’ailleurs rajouter que les Israéliens ont connu, eux aussi, un scandale encore pire puisque leur Président Moshe Katsav, élu le 31 juillet 2000, fut poussé à la démission le 1er juillet 2007 (à un mois de la fin de son mandat) avant d’être condamné à sept ans de prison ferme pour viol le 22 mars 2011, peine confirmée en appel le 10 novembre 2011 (il est sorti de prison le 21 décembre 2016).

Pour conclure sur la Présidence de Bill Clinton, je reviens sur deux traits de personnalité décrits par le correspondant du journal "Le Monde" à Washington.

Jan Krauze a en effet expliqué la mécanique de séduction chez Bill Clinton, le 20 décembre 1998 dans "Le Monde" : « Le plus apparent, le plus évident chez Bill Clinton, cela a toujours été le charme, la séduction, et plus encore l’aisance. Ce n’est pas le charme un peu désuet et attendrissant d’un Reagan, qui plongeait ses racines dans une autre Amérique. Le sien est plus fabriqué peut-être, mais incontestable. Même dans les moments scabreux, même quand un procureur le pousse dans ses retranchements sous l’œil froid d’une caméra vidéo, il parvient, par moments du moins, et alors même que son mensonge est patent, à emporter la sympathie, à risquer un sourire, un clin d’œil au public. Ce don, apparemment, ne lui a jamais fait défaut. (…) Président, il restera "décontracté" jusqu’à l’excès, persuadé qu’il peut se permettre à peu près n’importe quoi, par exemple, parler en public de ses préférences en matière de sous-vêtements. ».

Le journaliste a aussi insisté sur l’absence de visions solides de Bill Clinton : « Faute de convictions très établies, "Nous donnons chaque jour les deux opinions contradictoires de Clinton" disait plaisamment un responsable de CNN pour vanter l’objectivité de sa chaîne, il a toujours cru, au moins, à la force des mots. Beau parleur, et grand bavard, il n’a pas son pareil pour enrober ses hésitations de jolie manière, quitte à produire des phrases qui, examinées de près, ne veulent plus dire grand-chose. Mais le sourire et la chaleur d’une voix doucement éraillée aident à faire passer le message, aussi flou qu’il soit. (…) Jusqu’au moment où Bill Clinton, acculé, a commencé à forcer son talent. C’est-à-dire, non seulement à fuir aussi longtemps que possible les réponses précises (…), mais à jouer sur les mots avec l’intention délibérée d’induire en erreur, non seulement le public, mais ses propres collaborateurs. » ("Le Monde" du 20 décembre 1998).

C’est là sans doute la grande différence au sein du couple Clinton. Là où Bill pouvait se rendre sympathique malgré toutes les fautes commises, Hillary, elle, même si elle n’avait rien fait de mal, suscitait une forte dose d’antipathie, ce qui lui a été fatal le 8 novembre 2016. Cette qualité qu’il n’a jamais partagée avec son épouse a un nom : le charisme, à savoir, l’ascendant qu’il est capable d’exercer sur les autres et dont elle est incapable d’exercer.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (03 novembre 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
"Le pouvoir insolent", article de Jan Krauze dans "Le Monde" du 20 décembre 1998.
Bill Clinton.
Zbigniew Brzezinski.
JFK, avant tout pragmatique et visionnaire.
La nouvelle frontière de John F. Kennedy.
Ted Kennedy.
Incompréhensions américaines.
La dernière navette spatiale (avril 2011).
Les premiers pas de Donald Trump.
Obama termine européen.
Cassandre ?
Donald Trump, 45e Président des États-Unis.
La doxa contre la vérité.
Peuple et populismes.
Issue incertaine du match Hillary vs Donald.
Donald Trump, candidat en 2016.
Match Hillary vs Donald : 1 partout.
Hillary Clinton en 2016.
Hillary Clinton en 2008.
Donald Trump et Fidel Castro ?
La trumpisation de la vie politique américaine.
Mode d’emploi des élections présidentielles américaines.
Idées reçues sur les élections américaines.
Malcolm X.
Le 11 septembre 2001.
Honneur aux soldats américains en 1944.
Hommage à George Stinney.
Obama et le "shutdown".
Troy Davis.
Les 1234 exécutés aux États-Unis entre 1976 et 2010.
La peine de mort selon Barack Obama.
Barack Obama réélu en 2012.
Ronald Reagan.
Gerald Ford.
Jimmy Carter.
Al Gore.
Sarah Palin.
John MacCain.
George MacGovern.
Mario Cuomo.

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