« La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. » (Albert Camus).



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Environ 110 millions de citoyens russes sont appelés à voter ce dimanche 18 mars 2018 pour l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Vladimir Poutine (65 ans), le Président sortant de la Fédération de Russie, a annoncé le 6 décembre 2017 sa candidature pour un nouveau mandat de six ans, et inutile de dire que sa réélection est considérée comme quasiment certaine.

La certitude d’une prédiction de victoire ne doit pas, d’un revers de la main, placer la Russie dans le camp des dictatures. Ce n’est pas la Roumanie de Ceausescu. Il y a une certaine liberté d’expression. Du moins en apparence et surtout, en droit. C’est nouveau en Russie et c’est seulement depuis la chute du communisme. Depuis 1991, le peuple russe peut s’exprimer, voter dans de vraies élections, à plusieurs candidats, librement et secrètement. Cette élection est la septième élection présidentielle de ce type depuis le 12 juin 1991 (celle-ci quelques mois avant la fin de l’URSS).

Certes, l’exercice de la démocratie est encore très fragile. La reprise en main par Vladimir Poutine des médias la rend nettement améliorable. Des soupçons de fraudes massives sont également envisagés dans certaines régions, comme en Tchétchénie pour la précédente élection présidentielle en 2012 (Poutine avait en effet obtenu …99% !). L’excellent documentaire allemand "Les Russes aux urnes : Alexeï Navalny et l’opposition russe", diffusé sur Arte le mardi 13 mars 2018, a montré les nombreuses carences de la démocratie russe, les manquements au principe d’égalité, de liberté d’expression, de manifestation, etc.

Mais les institutions de la Fédération de Russie, qui reprennent assez clairement un mélange constitutionnel entre les institutions américaines et les institutions françaises, sont fondamentalement démocratiques. Ce n’est pas le régime chinois qui n’a, lui, rien de démocratique, alors que Xi Jinping est en train de se faire réélire Président de la République populaire de Chine pour un second mandat de cinq ans.

Le 11 mars 2018, le parlement chinois avait d’ailleurs supprimé la limitation à deux mandats présidentiels, ce qui ouvre la voix à Xi Jinping pour une Présidence de longue durée. C’était sans doute la tentation de Vladimir Poutine, d’ailleurs, mais il a su habilement garder l’État de droit et préserver cette disposition constitutionnelle tout en étant au pouvoir depuis plus de dix-huit ans, et probablement vingt-quatre ans ! D’après ses dernières déclarations, il ne compte toujours pas revenir sur cette limitation.

Notons d’ailleurs que ce n’est pas parce qu’un pays ne limite pas le nombre de mandats successifs que ce n’est pas une démocratie. L’Allemagne fédérale qui a reconduit Angela Merkel pour un quatrième mandat de Chancelière est évidemment une démocratie. La France elle-même n’a mis cette disposition limitative que le 23 juillet 2008 par la volonté de …Nicolas Sarkozy ! Elle était pourtant une démocratie auparavant. Les États-Unis n’ont limité qu’après la longue Présidence d’un Franklin Roosevelt malade. Ce qui peut inquiéter, c’est le retour en arrière, la marche arrière et le retour à une disposition plus autocratique. Un peu à l’instar du coup d’État du 2 décembre 1851 où Louis Napoléon Bonaparte, limité à un seul mandat de quatre ans, s’est fait proclamer Président pour dix ans, puis à vie, puis l’année suivante, empereur ! Ou comme dans le Venezuela de feu Hugo Chavez.


Considérations constitutionnelles

Vladimir Poutine n’a pas eu besoin de coup d’État. Il a simplement joué avec les institutions pour les contourner. Cela lui a d’ailleurs fait réduire sa popularité. Nommé Premier Ministre le 9 août 1999 par un Boris Eltsine (1931-2007) malade et vieillissant qui cherchait (très laborieusement) un successeur capable de le protéger, lui et son clan, Vladimir Poutine l’est resté jusqu’au 7 mai 2000 en cumulant avec la fonction de Président de la Fédération de Russie par intérim à partir du 31 décembre 1999. Élu le 26 mars 2000 avec 52,9% des voix et réélu le 14 mars 2004 avec 71,2% des voix, il fut Président de la Fédération pendant deux mandats de quatre ans du 7 mai 2000 au 7 mai 2008.

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Comme le nombre de mandats est limité, il s’est fait représenter à l’élection présidentielle du 2 mars 2008 par un "homme de paille", Dmitri Medvedev (52 ans), qui a obtenu 70,3% des voix. Ainsi, en laissant la Présidence de la Fédération à Dmitri Medvedev du 7 mai 2008 au 7 mai 2012, Vladimir Poutine a repris ses anciennes fonctions de Premier Ministre pour la même période, du 8 mai 2008 au 7 mai 2012. Il a modifié la Constitution approuvée par référendum du 12 décembre 1993 par la loi de révision constitutionnelle du 30 décembre 2008 rallongeant le mandat présidentiel de quatre à six ans (article 81 de la Constitution) et aussi le mandat de député de quatre à cinq ans. Ensuite, Vladimir Poutine a pu recommencer une nouvelle série de deux mandats consécutifs, cette fois-ci douze ans au lieu de huit. Élu le 4 mars 2012 avec 63,6% des voix, il peut donc se représenter à un second mandat (quatrième en fait) ce 18 mars 2018.

Une autre révision de la Constitution a eu lieu le 21 mars 2014 pour intégrer deux nouveaux "sujets" dans la Fédération de Russie, la Crimée et la ville de Sébastopol. Normalement, l’élection présidentielle aurait dû se dérouler le 11 mars 2018 mais pour d’obscures considérations de calendrier, la loi du 1er juin 2017 fixe désormais la date au troisième dimanche de mars (et pas deuxième), ce qui fait que l’élection en 2018 a lieu le jour du quatrième anniversaire de l’annexion de la Crimée par la Russie.

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Même sans fraudes et sans entraves à la liberté de faire campagne, il y a de fortes chances que Vladimir Poutine gagne largement ce scrutin car depuis une quinzaine d’années, il est parvenu à réduire toute opposition vraiment sérieuse, et à éviter l’émergence d’un concurrent qui pourrait retourner l’électorat contre lui.

Il a réussi à éviter les candidatures du champion d’échecs Garry Kasparov (54 ans), du milliardaire Mikhaïl Khodorkovski (54 ans), emprisonné du 25 octobre 2003 au 30 décembre 2013, de l’ancien Vice-Premier Ministre Boris Nemtsov (1959-2015), assassiné le 27 février 2015, et pour l’élection de 2018, de l’avocat et blogueur Alexeï Navalny (41 ans), empêché de se présenter par décision du 23 juin 2017 confirmée le 25 décembre 2017 en raison d’une condamnation à cinq ans de prison avec sursis en 2013 pour une affaire de détournement de fonds (à l’issue d’un procès que beaucoup ont jugé politique).


Conditions pour se présenter

Pour se présenter à l’élection présidentielle, il faut remplir des conditions très contraignantes. D’abord, il faut être âgé de 35 ans et plus et être résidant en Russie sans discontinuité au cours des dix dernières années. Ensuite, la règle différencie les candidats soutenus par des partis politiques "officiels", ceux représentés à la Douma ou ceux locaux représentés dans les parlements d’au moins un tiers des "sujets" du pays (territoires), des candidats soutenus par les autres partis. Pour les premiers, seul le soutien du parti est suffisant.

Pour les seconds, les candidats doivent recueillir 100 000 parrainages de citoyens avec un maximum de 7 500 habitant dans un même "sujet" (territoire). L’autre condition, c’est qu’ils doivent fournir la liste d’au moins 500 personnes appelées à faire la campagne du candidat (serait-ce un moyen de ficher les militants politiques ?). Quant aux candidats indépendants de tout parti, ils doivent recueillir trois fois plus de parrainages, 300 000. Tout le dossier a dû être adressé à la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie (quinze membres dont cinq nommés par le Président) avant le 2 février 2018 à 18 heures (quarante-cinq jours avant l’élection).

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Les partis représentés à la Douma le sont déterminés à partir des dernières élections législatives qui ont eu lieu le 18 septembre 2016. Avec 54,2% des voix, Russie unie, le parti de Vladimir Poutine représenté actuellement par le Premier Ministre Dmitri Medvedev, a remporté 342 sièges sur 450, le Parti communiste de la Fédération de Russie représenté par Guennadi Ziouganov a obtenu 42 sièges avec 13,3% des voix, le "Parti libéral-démocrate de Russie" (nationaliste populiste) représenté par Vladimir Jirinovski 39 sièges avec 13,1% des voix et Russie juste représenté par Sergueï Mironov 23 sièges avec 6,2% des voix. La participation fut très faible, 47,9%.


Les oppositions

Il faut d’ailleurs savoir que Guennadi Ziouganov, Vladimir Jirinovski et (dans une moindre mesure) Sergueï Mironov, ainsi que leurs partis respectifs, sont des acteurs politiques récurrents dans le paysage politique russe depuis la fin de l’ère soviétique, formant une opposition officielle au pouvoir en place (sous Eltsine, Poutine et Medvedev) et apportant ainsi un pluralisme que certains affirment de façade. Un autre acteur récurrent et traditionnel de la Russie post-soviétique est Grigori Iavlinski, fondateur du parti Iabloko (démocrate et social-libéral, dans le vrai sens de ces termes), dont les candidats ont été exclus de la représentation à la Douma (seulement 2,0% des voix). Les prochaines élections législatives auront lieu en 2021.

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Pour rappel, lors des précédentes élections législatives du 4 décembre 2011, avec 49,3% des voix (moins de la majorité absolue), Russie unie avait obtenu seulement 238 sièges sur 450. Les autres sièges avaient été obtenus par les communistes (92 sièges et 19,2% des voix), la Russie juste (64 sièges et 13,2% des voix) et le "Parti libéral-démocrate de Russie" (56 sièges et 11,7% des voix), pour une participation de 60,2%. Ces résultats officiels, nettement moins bons qu’aux élections législatives du 2 décembre 2007, avaient été fortement contestés par l’opposition, ce qui avait donné lieu à des manifestations dans les grandes villes de Russie (en particulier à Moscou).

Soutenu notamment par Mikhaïl Gorbatchev, l’ancien maire de Moscou Youri Loujkov (limogé le 28 septembre 2010) et l’ancien Ministre des Finances Alexeï Koudrine, le mouvement, appelé "révolution blanche" par Boris Nemtsov, l’un de ses organisateurs, fut lancé pour dénoncer les fraudes et irrégularités nombreuses constatées par des observateurs indépendants, et considérait que Russie unie n’avait obtenu que 30,9% des voix. À l’époque, Vladimir Poutine était le Premier Ministre et avait annoncé qu’il serait candidat à l’élection présidentielle de 2012. Son habileté manœuvrière avait mécontenté une partie de son électorat. Plusieurs manifestations ont eu lieu notamment à Moscou les 10, 18 et 24 décembre 2011 rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes (voire 100 000). En réaction, il y a eu plusieurs milliers d’arrestations et de grandes manifestations en faveur de Vladimir Poutine en janvier et février 2012.


Bilan du mandat 2012-2018

Comme on le voit, l’autorité de Vladimir Poutine a commencé à vaciller à partir de 2011 et 2012, ce qui peut expliquer un certain durcissement de sa politique pour redorer sa réputation nationale, notamment sur le plan extérieur. Son mandat entre 2012 et 2018 a considérablement fait évoluer la position géopolitique de la Russie. D’une part, elle souffre d’une baisse du prix des hydrocarbures, d’autre part, elle a tendu ses relations avec l’Europe et les États-Unis (on est loin du temps, en 2003, où Vladimir Poutine, Jacques Chirac et Gerhard Schröder scellaient une alliance tripartite contre la volonté belliciste des États-Unis en Irak).

Les principaux sujets de préoccupation acutels sont l’Ukraine avec l’annexion pure et simple de la Crimée et la bienveillance russe vis-à-vis des républiques séparatistes dans le Donbass (Donetsk et Lougansk, à l’est de l’Ukraine), et la Syrie (soutien à Bachar El-Assad contre Daech). Par ailleurs, la Russie est accusée d’avoir favorisé l’élection de Donald Trump à la Présidence des États-Unis le 8 novembre 2016 (par des actions de cybernétique et de désinformation, on ne prête qu'aux riches).

Elle est également accusée, très récemment, d’être responsable de l’assassinat ou de l’empoisonnement au Royaume-Uni d’au moins quatorze anciens espions russes ou oligarques russes. Après son ultimatum du 13 mars 2018, Theresa May a expulsé 23 diplomates russes le lendemain. L’affaire est partie de l’empoisonnement, le 4 mars 2018, de l’ancien espion Sergueï Skripal, de sa fille et d’un policier britannique à Salisbury, par une substance chimique très particulière développée par l’armée russe.

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La responsabilité de la Russie n’est néanmoins pas vraiment démontrée, d’autant plus qu’elle s’investit pour renforcer son image extérieure et n’aurait donc pas beaucoup d’intérêt à ce genre d’exactions. En effet, la Russie s’implique beaucoup ces dernières années dans le sport international puisqu’elle a accueilli les 22es Jeux Olympiques d’hiver du 7 au 23 février 2014 à Sotchi et va accueillir la 21e Coupe du monde de football du 14 juin au 15 juillet 2018 à Moscou, Saint-Pétersbourg, Nijni Novgorod, Samara, Kazan, Sotchi, Rostov-sur-le-Don, Volgograd, Iekaterinbourg, Saransk et Kaliningrad.


Les huit candidats de 2018

Revenons aux candidats à l’élection présidentielle du 18 mars 2018.

Vladimir Poutine est officiellement un candidat indépendant des partis, qui s’est donc présenté avec au moins 300 000 parrainages et est soutenu par plusieurs formations politique. Sa candidature a été acceptée le 6 février 2018. Il a en face de lui sept autres concurrents.

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Ksenia Sobtchak (36 ans), journaliste politique, femme d’affaires millionnaire, présentatrice de téléréalité et opposante politique depuis 2006, est la fille du recteur Anatoli Sobtchak (1937-2099), maire de Saint-Pétersbourg le 12 juin 1991 au 5 juin 1996, ami de Rostropovitch et ancien professeur de droit et mentor politique de Vladimir Poutine qui fut son équivalent de premier adjoint au maire de 1994 à 1996 après avoir longtemps travaillé pour lui. Si elle a une grande influence médiatique (et sur les réseaux sociaux, 5 millions de personnes suivent ses interventions), elle est régulièrement soupçonnée d’être un cheval de Troie de Vladimir Poutine dans l’opposition. Elle était prête à se désister en faveur d’Alexeï Navalny si la candidature de ce dernier avait été acceptée. Sa candidature a été acceptée le 7 février 2018.

Grigori Iavlinski (65 ans), du parti Iabloko qu’il a fondé en 1993, économiste et ancien député, fut déjà candidat à deux élections présidentielles et a obtenu 7,4% en 1996 et 5,9% en 2000. L’influence de son parti fut la plus grande aux élections législatives du 17 décembre 1995, représentant 6,9% des voix et obtenant 45 sièges sur 450. Sa candidature a été confirmée le 7 février 2018.

Vladimir Jirinovski (71 ans), du "Parti libéral-démocrate de Russie" (extrême droite populiste et nationaliste, ni libéral ni démocrate) qu’il a fondé en 1989, docteur en philosophie à Moscou, est connu pour prononcer des discours controversés de haine. Ami de Saddam Hussein, Jean-Marie Le Pen, Corneliu Vadim Tudor (ancien poète laudateur de Ceausescu devenu un leader populiste), Pat Buchanan, etc., il est un candidat récurrent des élections présidentielles : 8,0% en 1991, 5,8% en 1996, 2,7% en 2000, pas candidat en 2004 (la candidate de son parti a obtenu 2,0%), 9,5% en 2008 et 6,2% en 2012. Élu député depuis le 12 décembre 1993, il a été vice-président de la Douma du 18 janvier 2000 au 21 décembre 2011. L’influence la plus forte de son parti fut aux élections législatives du 12 décembre 1993 où il a obtenu 22,9% des voix et 64 sièges sur 450, premier parti de Russie (après la grave crise constitutionnelle du 21 septembre au 4 octobre 1993 qui a coûté la vie à des centaines de personnes). Sa candidature a été enregistrée le 29 décembre 2017.

Pavel Groudinine (57 ans), du Parti communiste de la Fédération de Russie (suite du l’ancien PCUS), est ingénieur et dirigeant d’entreprises. Il a été élu l’équivalent de "conseiller régional" de l’oblast de Moscou de 1993 à 2011 et depuis le 9 octobre 2017, il est le maire de Vidnoïe (ville de 57 000 habitants située à quelques kilomètres au sud de Moscou). Sa candidature est été enregistrée le 12 janvier 2018.

Sergueï Babourine (59 ans), nationaliste élu du parti Rodina, docteur en droit à Saint-Pétersbourg, doyen de la faculté de droit d’Omsk et recteur d’une université moscovite (marié à une docteure en physique des matériaux de Saint-Pétersbourg), est un ancien combattant en Afghanistan, ancien député au Soviet Suprême de Russie en 1990 (il vota contre la dissolution de l’URSS en 1991) et ancien vice-président de la Douma (élu à la Douma de 1993 à 2000 et de 2000  à 2007). Sa candidature a été confirmée le 7 février 2018.

Boris Titov (57 ans), du Parti de la croissance dont il est président depuis le 29 février 2016, est un entrepreneur dans la pétrochimie et l’agroalimentaire. Sa candidature a été validée le 7 février 2018.

Maxim Souraïkine (39 ans), du parti "Communiste de Russie" qu’il préside depuis le 22 avril 2012 après avoir milité au sein du Parti communiste de la Fédération de Russie, est un entrepreneur dans l’informatique et fut candidat à l’élection du gouverneur de l’oblast de Nijni Novgorod en 2014 et du gouverneur de l’oblast d’Oulianovsk en 2016. Sa candidature a été validée le 8 février 2018.

Confiant en sa victoire, Vladimir Poutine n'a pas participé aux quatre débats qui ont opposé ses concurrents, le 26 février, deux le 28 février et le 1er mars 2018.


La participation comme seul enjeu ?

Pas de suspens électoral donc pour cette élection : Vladimir Poutine n’a aucune incertitude sur sa réélection. Le score de Ksenia Sobtchak sera intéressant à analyser pour prévoir sa capacité à fédérer une certaine opposition libérale de manière crédible (sa sincérité est souvent contestée par les opposants). Le véritable test d’adhésion populaire à Vladimir Poutine sera en fin de compte la participation électorale. Dans les élections présidentielles où Russie unie était présente, cette participation fut de 65,3% en 2012, de 69,7% en 2008, 64,3% en 2004 et de 68,6% en 2000. Et dans les dernières élections nationales (législatives du 18 septembre 2016), elle fut de 48,9%. Retrouver le niveau des deux tiers de l’électorat serait pour Vladimir Poutine un signe de succès personnel. À condition que le scrutin se déroule dans des conditions de sincérité incontestable…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 mars 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L’élection présidentielle du 18 mars 2018 en Russie.
Vladimir Poutine.
Dmitri Medvedev.
La Révolution russe.
Spoutnik.
Karl Marx.
Hannah Arendt.
Totalitarismologie du XXe siècle.
André Glucksmann.
Mstislav Rostropovitch.
Raspoutine.
Léonid Brejnev.
La fin de l’URSS.
La catastrophe de Tchernobyl.
Trofim Lyssenko.
Anna Politkovskaia.
Vladimir Poutine a 60 ans.
L’élection présidentielle du 2 mars 2008.
Mikhail Gorbatchev.
Boris Eltsine.
Alexandre Soljenitsyne.
Andrei Sakharov.
L’Afghanistan.
Boris Nemtsov.
Staline.
La transition démocratique en Pologne.
La chute du mur de Berlin.
La Réunification allemande.
Un nouveau monde.
L’Europe et la paix.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20180318-russie-presidentielle.html

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-democratie-imperiale-de-russie-202382

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2018/03/16/36228623.html