« Fides et Ratio binae quasi pennae videntur quibus Veritatis ad contemplationem hominis attollitur animus. » [La foi et la Raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la Vérité.] (Jean-Paul II, le 14 septembre 1998).


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Étranges, ces médias qui, certes, sont soumis à une période particulière d’urgence sanitaire, mais qui, à se consacrer à des sujets fondamentaux, préfèrent parler des vacances (de toute façon foutues) des "Français" (ceux qui n’en prennent pas habituellement apprécieront la généralité) ou de l’ouverture de telle ou telle plage sur le littoral atlantique, en oubliant le centenaire de l’une des plus imposantes personnalités de la planète depuis le début du siècle dernier, dont font partie aussi Gandhi, Einstein, peut-être Nelson Mandela… je ne cite que les personnalités "positives" car le XXe sièce a aussi compté son lot de personnalités majeures …mais hélas négativement majeures (ne les citons pas).

Je veux parler ici d’un saint (oui, il est saint maintenant, même si à mon sens, tout le monde est saint au fond de soi-même), un pape, un grand messianique, un grand charismatique et surtout, un grand rationnel. En effet, Karol Wojtyla devenu Jean-Paul II est né près de Cracovie, en Pologne, il y a 100 ans, le 18 mai 1920 et à mon avis, il fut sans doute la personnalité qui a bouleversé le monde d’une manière durable et profonde.

Résumons très très brièvement l’existence de celui qui a connu, par sa nationalité, les horreurs tant du nazisme que du communisme, les deux fléaux du siècle dernier : ordonné prêtre le 1er novembre 1946, consacré évêque le 28 septembre 1958, archevêque de Cracovie du 13 janvier 1964 au 29 décembre 1978, créé cardinal le 26 juin 1967 par Paul VI, et enfin, élu pape le 16 octobre 1978 (évêque de Rome), intronisé quatre jours plus tard. Il est mort il y a un peu plus de quinze ans, le 2 avril 2005, et fut l’un des premiers (sinon le premier) des saints à avoir été saint aussi rapidement après sa mort : béatifié le 1er mai 2011 par Benoît XVI et canonisé le 27 avril 2014 par le pape François (il est fêté le 22 octobre par référence à sa prise de fonction).

Précisons que le mot "élu" pour parler d’élection du pape est assez inexact puisqu’il n’est pas élu par les fidèles (par les chrétiens) mais par le Collège des cardinaux, et encore, seulement ceux qui n’ont pas dépassé la limite d’âge, 80 ans (enfin, c’est plutôt la règle que Jean-Paul II a établie pour ses successeurs, c’était un peu différent pour lui et ses prédécesseurs). Le meilleur mot à utiliser serait plutôt "coopté", un peu à l’instar de l’Académie française capable, elle aussi, de faire des élections "blanches" (c’est-à-dire sans élu qui a recueilli la majorité, ce qui se traduit, pour "l’élection" papale par une fumée …"noire").

Qu’importe cette précision, si ce n’est que cette élection se déroule sans campagne électorale, sans candidat non plus, et dans l’isolement le plus complet (ce qui devient de plus en plus difficile avec les nouvelles technologies). À ce sujet, je recommande vivement l’excellent film de Nanni Moretti, "Habemus papam" (sorti en France le 7 septembre 2011), où Michel Piccoli joue l’élu qui s’angoisse du vertige de la responsabilité. Pas de campagne, mais des réflexions, des discussions quand même. Après la mort de Jean-Paul Ier (1912-1978), au pontificat parmi les plus courts, trente-quatre jours, les cardinaux ne voulaient pas prendre le risque d’un nouveau pape encore "bref".

Ils avaient pensé au geste symbolique de choisir le primat de Pologne, archevêque de Varsovie, Stefan Wyszynski (1901-1981), très connu et très actif pour soutenir, aux côtés du leader syndical Lech Walesa, les chrétiens polonais opprimés par la dictature communiste. Mais son âge et son état de santé n’en auraient pas fait un bon candidat, si bien que les regards se sont portés vers l’archevêque de Cracovie, jeune (58 ans), sportif et très charismatique, qui voulait se faire appeler le pape Stanislas. Stefan Wyszynski lui déconseilla cette appellation trop nationaliste (l’élection d’un pape polonais était déjà en elle-même un événement marquant qui pouvait troubler) et, comme pour chaque nouveau pape, la tradition était de s’insérer dans l’histoire de ses prédécesseurs (seul, le pape François a rompu cette tradition séculaire).

L’archevêque de Varsovie, malade, est mort le 28 mai 1981, deux semaines après l’attentat contre Jean-Paul II qui l’avait mis dans un état entre la vie et la mort, et Stefan Wyszynski a profondément prié pour que ce fût lui qui partît et pas Jean-Pau II. Que sa prière fût efficace, à savoir, eût l’effet escompté, je suis incapable évidemment de le dire, mais lui s’est éteint et Jean-Paul II a finalement survécu à ses blessures, et il a même été l’un des trois papes les plus longs des deux millénaires de l’Église. Du reste, il était prévu la béatification du cardinal Wyszynski le 7 juin 2020 à Varsovie, mais à cause de la pandémie du covid-19, cette célébration a été reportée sine die.

Pendant ses plus de vingt-six ans de pontificat, Jean-Paul II a fait beaucoup de choses, il a parcouru le monde (Paul VI avait commencé, Jean-Paul II a visité quasiment tous les pays sauf quelques-uns, certains très importants d’ailleurs), et il a visité des centaines de millions de chrétiens au cours d’énormes rencontres internationales (en particulier les JMJ, journées mondiales de la jeunesse, organisées tous les deux ans dans une ville du monde). Il a aussi publié quatorze encycliques (ce qui est beaucoup), et je veux ici m’arrêter sur l’avant-dernière, une que je considère comme parmi les plus importantes qu’un pape ait publiées de tous les temps : "Fides et Ratio", publiée le 14 septembre 1998.

Rappelons d’abord très succinctement ce qu’est une encyclique (mot dont l’étymologie est aussi circulaire qu’une bulle papale) : c’est une lettre du pape qui donne la position officielle de l’Église catholique sur un sujet précis, cela peut être un sujet d’actualité. C’est une position doctrinale (tandis que la bulle papale est un acte juridique, pas un écrit explicatif). Les encycliques sont formellement adressées aux évêques, mais de la même façon que lorsqu’un ministre s’adresse aux parlementaires, ils s’adressent, au-delà d’eux, aussi aux citoyens, le pape, par les encycliques, s’adresse, au-delà des évêques, à l’ensemble des fidèles.

L’encyclique du 14 septembre 1998 (dont on peut lire la traduction française ici) a été préparée par le théologien Joseph Ratzinger, cardinal et préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et futur successeur (Benoît XVI), à qui le sujet tient beaucoup à cœur. Le message qu’il voulait faire passer, indiqué en haut de cet article (dans sa version originale), c’est ce qu’on pourrait mettre sous la forme d’une équation philosophique : foi + raison = vérité. Ou plutôt (mais je ne dispose pas, simplement, des signes typographiques ici), avec les liens logiques : foi ET raison IMPLIQUE vérité (j’insiste sur le lien d’implication et pas d’équivalence).

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C’était la dernière encyclique de ce XXe siècle qui fut si scientifique (et si peu spirituel). Il était nécessaire de rappeler la position de l’Église par rapport à la science, et cela justement à cause des erreurs du passé (lointaines). Jean-Paul II d’ailleurs n’a pas hésité à reconnaître ces erreurs du passé pour repartir sur des bases saines. L’idée, pourtant évidente mais si souvent ignorée, rejetée, c’est que la foi, la religion, ne s’oppose pas à la science, au fait avéré. Elle n’en aurait d’ailleurs pas les moyens intellectuels, de la combattre.

Si, par exemple, on pouvait démontrer que Dieu existait (ou que Dieu n’existait pas, le raisonnement serait le même), il n’y aurait plus à y croire ou à ne pas y croire : il est (ou alors, il n’est pas). On ne discute pas des faits accomplis, sauf à vouloir être malhonnête intellectuellement (chose qui, malheureusement, est très courante dans le débat politique). La raison ne se discute pas. La foi ne peut s’appliquer qu’à des choses que l’on ne peut pas prouver (c’est pourquoi la réalité ou pas du Saint-Suaire ne peut pas influencer la foi ou la non foi, car cela concerne des domaines différents de l’esprit humain).

L’Église aime-t-elle la science ? Oui, et à ceux qui en doutent, affirmons que c’est au Vatican qu’il y a des universités et des académies parmi les mieux composées en chercheurs reconnus mondialement. Prenons par exemple l’Académie pontificale des sciences, qui jouit de cette réputation d’être l’institution savante qui a compté le plus de lauréats du Prix Nobel (une quarantaine), et ceux-ci ont été choisis membres de l’Académie avant d’avoir reçu leur Prix Nobel. Ainsi, en ont fait ou en font partie : Niels Bohr, Paul Dirac, Max Planck, Louis de Broglie, Erwin Schrödinger, Werner Heisenberg, Alexander Fleming, Georges Lemaître, Ernest Rutherford, Édouard Branly, Guglielmo Marconi, Max von Laue, Louis Leprince-Ringuet, Otto Hahn, Stephen Hawking, Thomas Morgan, Jérôme Lejeune, Alexis Carrel, Claude Cohen-Tannoudji, Stevent Chu, Jean-Marie Lehn, John Barrow, Cédric Villani, Stanislas Dehaene, Yves Coppens, Nicole Le Douarin, etc.

La suite de l’introduction indiquée en tête d’article est la suivante, plus spécifique aux croyants : « C’est Dieu qui a mis au cœur de l’homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de le connaître lui-même afin que, le connaissant et l’aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même. ».

Je laisse ceux qui sont intéressés par cette encyclique la lire, mais pour les autres, je propose ici quelques extraits qui me paraissent intéressants voire essentiels à la méditation (mais ce n’est qu’une modeste et très personnelle sélection). J’indique au début le numéro du paragraphe de l’encyclique dont est extraite la citation.

5. Une perte de sens : « On a vu apparaître chez l’homme contemporain, et pas seulement chez quelques philosophes, des attitudes de défiance assez répandues à l’égard des grandes ressources cognitives de l’être humain. Par fausse modestie, on se contente de vérités partielles et provisoires, sans plus chercher à poser les questions radicales sur le sens et sur le fondement ultime de la vie humaine, personnelle et sociale. En somme, on a perdu l’espérance de pouvoir recevoir de la philosophie des réponses définitives à ces questions. ».

16. Foi et raison, l’une éclaire l’autre : « Autrement dit, l’homme sait reconnaître sa route à la lumière de la raison, mais il peut la parcourir rapidement, sans obstacle et jusqu’à la fin, si, avec rectitude, il situe sa recherche dans la perspective de la foi. La raison et la foi ne peuvent donc être séparées sans que l’homme perde la possibilité de se connaître lui-même, de connaître le monde et Dieu de façon adéquate. ».

17. Le désir de connaître : « Il ne peut donc exister aucune compétitivité entre la raison et la foi : l’une s’intègre à l’autre, et chacune a son propre champ d’action. (…) Dans leurs mondes respectifs, Dieu et l’homme sont placés dans une relation unique. En Dieu réside l’origine de toutes choses, en lui se trouve la plénitude du mystère, et cela constitue sa gloire ; à l’homme revient le devoir de rechercher la vérité par sa raison, et en cela consiste sa noblesse. (…) Le désir de connaître est si grand et comporte un tel dynamisme que le cœur de l’homme, même dans l’expérience de ses limites infranchissables, soupire vers l’infinie richesse qui est au-delà, parce qu’il a l’intuition qu’en elle se trouve la réponse satisfaisante à toutes les questions non encore résolues. ».

18. Bien focaliser le regard : « La raison doit respecter certaines règles fondamentales pour pouvoir exprimer au mieux sa nature. Une première règle consiste à tenir compte du fait que la connaissance de l’homme est un chemin qui n’a aucun répit ; la deuxième naît de la conscience que l’on ne peut s’engager sur une telle route avec l’orgueil de celui qui pense que tout est le fruit d’une conquête personnelle ; une troisième règle est fondée sur la "crainte de Dieu", dont la raison doit reconnaître la souveraine transcendance et en même temps l’amour prévoyant dans le gouvernement du monde. Quand il s’éloigne de ces règles, l’homme s’expose au risque de l’échec et finit par se trouver dans la condition de "l’insensé". Dans la Bible, cette stupidité comporte une menace pour la vie ; l’insensé en effet s’imagine connaître beaucoup de choses, mais en réalité, il n’est pas capable de fixer son regard sur ce qui est essentiel. Cela l’empêche de mettre de l’ordre dans son esprit et de prendre l’attitude qui convient face à lui-même et à son environnement. ».

20. Le sens profond des choses : « Tout ce que [la raison] atteint (…) peut être vrai, mais elle n’acquiert une pleine signification que si son contenu est placé dans une perspective plus vaste, celle de la foi (…). La foi libère donc la raison en ce qu’elle lui permet d’atteindre d’une manière cohérente son objet de connaissance et de le situer dans l’ordre suprême où tout prend son sens. En un mot, l’homme atteint la vérité par la raison, parce que, éclairé par la foi, il découvre le sens profond de toute chose, en particulier de sa propre existence. ».

21. La vocation de chercheur : « Malgré la peine, le croyant ne cède pas. La force pour continuer son chemin vers la vérité lui vient de la certitude que Dieu l’a créé comme un "explorateur", dont la mission est de ne renoncer à aucune recherche, malgré la tentation continuelle du doute. ».

22. Adam et Ève et l’arbre de la connaissance : « L’aveuglément de l’orgueil donna à nos premiers parents l’illusion d’être souverains et autonomes, et de pouvoir faire abstraction de la connaissance qui vient de Dieu. Ils entraînèrent tout homme et toute femme dans leur désobéissance originelle, infligeant à la raison des blessures qui allaient alors l’entraver sur le chemin de la pleine vérité. ».

25. L’esprit critique et l’art du discernement : « On pense à juste titre qu’une personne a atteint l’âge adulte quand elle peut discerner, par ses propres moyens, ce qui est vrai de ce qui est faux, en se formant un jugement sur la réalité objective des choses. C’est là l’objet de nombreuses recherches, en particulier dans le domaine des sciences, qui ont conduit au cours des derniers siècles à des résultats très significatifs, favorisant un authentique progrès de l’humanité tout entière. ».

25 (suite). Citation de l’encyclique "Veritatis Splendor" (publiée le 6 août 1993) : « Il n’y a pas de morale sans liberté. (…) S’il existe un droit à être respecté dans son propre itinéraire de recherche de la vérité, il existe encore antérieurement l’obligation morale grave pour tous de chercher la vérité et, une fois qu’elle est connue, d’y adhérer. ».

26. Le sens de la vie et l’inconnu de la mort : « L’expérience quotidienne de la souffrance, la sienne propre et celle d’autrui, la vue de tant de faits qui à la lumière de la raison, apparaissent inexplicables, suffisent à rendre inéluctable une question aussi dramatique que celle du sens [de la vie]. Il faut ajouter à cela que la première vérité absolument certaine de notre existence, outre le fait que nous existons, est l’inéluctabilité de notre mort. (…) Chacun veut, et doit, connaître la vérité sur sa fin. Il veut savoir si la mort sera le terme définitif de son existence ou s’il y a quelque chose que dépasse la mort ; s’il lui est permis d’espérer une vie ultérieure ou non. (…) Il n’est donc pas du tout fortuit que, devant le fait de la mort, les philosophes se soient sans cesse reposé ce problème en même temps que celui du sens de la vie et de l’immortalité. ».

32. Confiance et connaissance : « Dans son acte de croire, chacun se fie aux connaissances acquises par d’autres personnes. On peut observer là une tension significative : d’une part, la connaissance par croyance apparaît comme une forme imparfaite de connaissance, qui doit se perfectionner progressivement grâce à l’évidence atteinte personnellement ; d’autre part, la croyance se révèle souvent humainement plus riche que la simple évidence, car elle inclut un rapport interpersonnel et met en jeu non seulement les capacités cognitives personnelles, mais encore la capacité plus radicale de se fier à d’autres personnes, et d’entrer dans un rapport plus stable et plus intime avec elles. (…) La perfection de l’homme (…) ne se trouve pas dans la seule acquisition de la connaissance abstraite de la vérité, mais elle consiste aussi dans un rapport vivant de donation et de fidélité envers l’autre. Dans cette fidélité qui sait se donner, l’homme trouve pleine certitude et pleine sécurité. En même temps, cependant, la connaissance par croyance, qui se fonde sur la confiance interpersonnelle, n’est pas sans référence à la vérité : en croyant, l’homme s’en remet à la vérité que l’autre lui manifeste. ».

85. Pas d’avenir sans passé : « Il est tout à fait significatif que, dans le contexte d’aujourd’hui, certains philosophes se fassent les promoteurs de la redécouverte du rôle déterminant de la tradition pour un juste mode de connaissance. En effet, le recours de la tradition n’est pas un simple rappel du passé ; il consiste plutôt à reconnaître la validité d’un patrimoine culturel qui appartient à toute l’humanité. (…) C’est bien le fait d’aller jusqu’aux racines de la tradition qui nous permet d’exprimer aujourd’hui une pensée originale, nouvelle, tournée vers l’avenir. ».

Enfin, je termine par cet appel du pape aux scientifiques (après avoir fait un appel aux théologiens et aux philosophes).

106. Appel à l’éthique des scientifiques : « Je ne peux pas manquer non plus, enfin, de me tourner vers les scientifiques qui, par leurs recherches, nous apportent une connaissance croissante de l’univers dans son ensemble et de la diversité incroyablement riche de ses composantes animées et inanimées, avec leurs structures atomiques et moléculaires complexes. Sur le chemin parcouru, spécialement en ce siècle, ils ont franchi les étapes qui ne cessent de nous impressionner. En exprimant mon admiration et mes encouragements aux valeureux pionniers de la recherche scientifique, auxquels l’humanité doit une si grande part de son développement actuel, je ressens le devoir de les exhorter à poursuivre leurs efforts en demeurant toujours dans la perspective sapientielle, dans laquelle les acquis scientifiques et technologiques s’associent aux valeurs philosophiques et éthiques qui sont des manifestations spécifiques et essentielles de la personne humaine. Le scientifique a bien conscience que "la quête de la vérité, même si elle concerne la réalité finie du monde ou de l’homme, est sans fin, mais renvoie toujours à quelque chose de plus élevé que l’objet d’étude immédiat, vers des questions qui donnent accès au Mystère". ».

Cette encyclique est donc un document philosophique très dense, composé de 108 paragraphes et 132 références bibliographiques. Elle est une base intellectuelle extrêmement solide des professionnels de la raison, à savoir, des scientifiques, pour ne pas occulter le sens de leurs recherches. En ces temps de pandémie, plus que jamais cette éthique est nécessaire, et a une finalité : plus que la vérité, elle est centrée sur la personne humaine.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 mai 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Saint Jean-Paul II, le pape de la foi et de la raison.
Jeanne d’Arc.
L’encyclique "Caritas in veritate" du 29 juin 2009.
Benoît XVI.
Pâques 2020, le coronavirus et Dieu…
Pierre Teilhard de Chardin.
L’encyclique "Fides et ratio" du 14 septembre 1998.
Le pape François.
L’abbé Bernard Remy.
Mgr Roger Etchegaray.
Marie-Jeanne Bleuzet-Julbin.
Miss Corny.
Sœur Emmanuelle : respecter et aimer.
Sœurs de Saint-Charles.
Père Gilbert.
Frère Roger.
Jean-Marie Vianney.
Abbé Pierre.
La "peur" de saint Jean-Paul II.
Notre-Dame de Paris : la flèche ne sera pas remplacée par une pyramide !
Dis seulement une parole et je serai guéri.
Maurice Bellet, cruauté et tendresse.
Réflexions postpascales.

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