mardi 5 décembre 2017

Stockhausen, musicien envoyé spécial des cieux

« Peu de compositeurs ont attiré dans l’histoire une controverse aussi furieuse que Karlheinz Stockhausen, le compositeur qui prétendait descendre des êtres astraux et qui décrivait la composition comme "l’écoute des vibrations de l’univers". Certains disent qu’il était juste un charlatan de première catégorie, ses visions grandioses furent soutenues par le généreux système de subventions allemand et protégées du monde par une foule de femmes minutieuses et de fanatisés aux yeux étoilés. D’autres disent qu’il était vraiment le... [Lire la suite]
mardi 21 novembre 2017

Paula Modersohn-Becker, une femme moderne

« Je sais que je ne vivrai pas très longtemps. Mais est-ce si triste ? Une fête est-elle meilleure parce qu’elle est plus longue ? Ma vie est une fête, une fête courte et intense. Mes sens s’affinent, comme si, dans les quelques années qui me restent, il me fallait tout, tout assimiler. Et j’aspire tout, j’absorbe tout. (…) Et si l’amour me fleurit encore un peu avant de s’envoler, et me fait réaliser trois bonnes peintures dans ma vie, je partirai volontiers, des fleurs aux mains et aux cheveux. » (Journal, le 26... [Lire la suite]
lundi 13 novembre 2017

Clemenceau, Macron et la guerre civile européenne (1)

« Ni trahison, ni demi-trahison. La guerre. Rien que la guerre. (…) Un jour, de Paris au plus humble village, des rafales d’acclamations accueilleront nos étendards vainqueurs, tordus dans le sang, dans les larmes, déchirés des obus, magnifique apparition de nos grands morts. Ce jour (…), il est en notre pouvoir de le faire. ». (Georges Clemenceau, le 20 novembre 1917 devant les députés). Première partie.Décidément, le Président Emmanuel Macron aura réussi à reprendre l’incarnation de la France dans tous les domaines... [Lire la suite]
vendredi 27 octobre 2017

Le demi-millénaire du protestantisme

« Votre Majesté sérénissime et Vos Seigneuries m’ont demandé une réponse simple. La voici sans détour et sans artifice. À moins qu’on ne me convainque de mon erreur par des attestations des Écritures ou par des raisons évidentes, car je ne crois ni au pape ni aux conciles seuls puisqu’il est évident qu’ils se sont souvent trompés et contredits, je suis lié par les textes des Écritures que j’ai cités, et ma conscience est captive de la Parole de Dieu ; je ne peux ni ne veux me rétracter en rien, car il n’est ni sûr, ni... [Lire la suite]
jeudi 19 octobre 2017

Traité de Maastricht : l’euro approuvé par le peuple français (3)

« Je crois que l’erreur est dans le fait que pendant quarante ans, on n’ait jamais vraiment saisi notre peuple sur des choix européens, de telle sorte que peu à peu, ce problème a été traité entre spécialistes, diplomates. (…) Chacun a estimé que l’Europe était suffisamment connue et c’est une erreur d’appréciation. On voit bien au moment où, pour la première fois, on s’adresse véritablement au peuple pour qu’il décide, on lui donne, on lui restitue son pouvoir, on s’aperçoit qu’il y a un travail pédagogique d’éducation,... [Lire la suite]
mercredi 18 octobre 2017

Traité de Maastricht : l’euro approuvé par le peuple français (2)

« Je crois que l’erreur est dans le fait que pendant quarante ans, on n’ait jamais vraiment saisi notre peuple sur des choix européens, de telle sorte que peu à peu, ce problème a été traité entre spécialistes, diplomates. (…) Chacun a estimé que l’Europe était suffisamment connue et c’est une erreur d’appréciation. On voit bien au moment où, pour la première fois, on s’adresse véritablement au peuple pour qu’il décide, on lui donne, on lui restitue son pouvoir, on s’aperçoit qu’il y a un travail pédagogique d’éducation,... [Lire la suite]
vendredi 6 octobre 2017

Willy Brandt, la paix entre morale et politique

« Chaque fois que des souffrances pénibles sont infligées à l’humanité, c’est à nous tous qu’elles sont infligées. Ne l’oubliez pas : celui qui laisse commettre une injustice ouvre la voie à la suivante. » (Discours d’adieu le 14 septembre 1992 à Berlin).L’ancien Chancelier allemand Willy Brandt est mort il y a vingt-cinq ans, le 8 octobre 1992 à l’âge de 78 ans (né le 18 décembre 1913 à Lübeck). Premier Chancelier social-démocrate d’Allemagne depuis le 27 mars 1930, il avait redonné aux sociaux-démocrates des... [Lire la suite]
lundi 25 septembre 2017

Allemagne 2017 : une victoire peut en cacher une autre

« Nous ne devons pas oublier que nous sortons d’une législature exceptionnellement difficile. Je suis donc heureuse que nous ayons atteint les objectifs stratégiques de notre campagne électorale. Nous sommes le premier parti, nous avons un mandat pour former le prochain gouvernement et il ne peut y avoir de gouvernement de coalition contre nous. (…) Nous espérions un meilleur résultat. Nous sommes face à un nouveau grand défi, l’entrée de l’AfD au Bundestag. Nous allons reconquérir ces électeurs et ces électrices. » (Angela... [Lire la suite]
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mercredi 20 septembre 2017

Traité de Maastricht : l’euro approuvé par le peuple français (1)

« Je crois que l’erreur est dans le fait que pendant quarante ans, on n’ait jamais vraiment saisi notre peuple sur des choix européens, de telle sorte que peu à peu, ce problème a été traité entre spécialistes, diplomates. (…) Chacun a estimé que l’Europe était suffisamment connue et c’est une erreur d’appréciation. On voit bien au moment où, pour la première fois, on s’adresse véritablement au peuple pour qu’il décide, on lui donne, on lui restitue son pouvoir, on s’aperçoit qu’il y a un travail pédagogique d’éducation,... [Lire la suite]
dimanche 3 septembre 2017

Thiers et la conversion monarchiste à la République (2)

« Il avait 80 ans, mais sa ferme et lucide intelligence, son incroyable activité de corps et d’esprit, la vivacité de sa conversation et de ses allures, tout nous ôtait jusqu’à l’idée d’une fin prochaine. Ce vieillard, dont l’histoire était celle du pays depuis près de soixante ans, apparaissait déjà comme un personnage légendaire et, cependant, avec le passé, il représentait pour nous, pour la France républicaine et libérale, un avenir long et utile (…). Il avait encore des services à rendre, des conseils à donner, des hommes à... [Lire la suite]