mardi 12 septembre 2017

Paul Painlevé, la science et la politique au service de la guerre

« L’heure n’est ni aux longs discours, ni aux longs programmes. Rassembler toutes les forces matérielles et morales de la nation pour la phase suprême de la lutte, c’est le devoir auquel le gouvernement doit et veut se consacrer tout entier. La guerre, à mesure qu’elle se prolonge, exige de tous une abnégation plus complète et un plus grand esprit de sacrifice ; plus nous nous rapprochons du terme, plus la résistance morale de la nation deviendra l’élément essentiel de la victoire. C’est contre cette résistance morale que... [Lire la suite]
dimanche 3 septembre 2017

Thiers et la conversion monarchiste à la République (2)

« Il avait 80 ans, mais sa ferme et lucide intelligence, son incroyable activité de corps et d’esprit, la vivacité de sa conversation et de ses allures, tout nous ôtait jusqu’à l’idée d’une fin prochaine. Ce vieillard, dont l’histoire était celle du pays depuis près de soixante ans, apparaissait déjà comme un personnage légendaire et, cependant, avec le passé, il représentait pour nous, pour la France républicaine et libérale, un avenir long et utile (…). Il avait encore des services à rendre, des conseils à donner, des hommes à... [Lire la suite]
samedi 2 septembre 2017

Thiers et la conversion monarchiste à la République (1)

« J’ai consacré dix années de ma vie à écrire l’histoire de notre immense révolution ; je l’ai écrite sans haine, sans passion, avec un vif amour pour la grandeur de mon pays ; et quand cette révolution a triomphé dans ce qu’elle avait de bon, de juste, d’honorable, je suis venu déposer à vos pieds le tableau que j’avais essayé de tracer de ses longues vicissitudes. (…) Je vous remercie surtout, vous, hommes paisibles, heureusement étrangers pour la plupart aux troubles qui nous agitent, d’avoir discerné au milieu du... [Lire la suite]
samedi 15 avril 2017

Thiers, passeur de République

« J’ai consacré dix années de ma vie à écrire l’histoire de notre immense révolution ; je l’ai écrite sans haine, sans passion, avec un vif amour pour la grandeur de mon pays ; et quand cette révolution a triomphé dans ce qu’elle avait de bon, de juste, d’honorable, je suis venu déposer à vos pieds le tableau que j’avais essayé de tracer de ses longues vicissitudes. (…) Je vous remercie surtout, vous, hommes paisibles, heureusement étrangers pour la plupart aux troubles qui nous agitent, d’avoir discerné au milieu du... [Lire la suite]
mardi 15 novembre 2016

Jean Gabin à la rescousse de l’Europe

« Un homme pas plus mal qu’un autre !… Quand on a cette ambition-là, on ouvre un bazar, on ne gouverne pas une nation. Parce que c’est une s@loperie de venir au pouvoir sans avoir une conviction à y appliquer. » (Émile Beaufort dans la bouche de Jean Gabin).L’un des acteurs majeurs du cinéma français, Jean Gabin, est mort à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine il y a quarante ans, le 15 novembre 1976, à l’âge de 72 ans d’une leucémie. Les grands films auxquels Jean Gabin a participé, aux côtés d’autres grands... [Lire la suite]
mardi 25 octobre 2016

Clemenceau, l’incarnation de l’ordre républicain

« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas. » (Discours au Sénat, le 22 juillet 1917).Ce mardi 25 octobre 2016, les passionnés de l’histoire républicaine de la France célèbrent le cent dixième anniversaire de la désignation de Georges Clemenceau comme Président du Conseil des ministres, c’est-à-dire, sous la IIIe République, le sommet du pouvoir exécutif. À déjà 65 ans, c’était la première fois qu’il dirigeait un gouvernement de la République, ce 25... [Lire la suite]
jeudi 22 septembre 2016

André Tardieu le mirobolant oublié, en avance de deux républiques

« Des tireurs de ficelles aux sociétés plus au moins secrètes, des organisations de parti aux comités, tous ont une action sournoise d’accaparement des institutions et d’emprise sur les fonctionnaires ; ils choisissent les candidats, font les élections, domestiquent et corrompent les élus pour aboutir à ce que le monde de l’argent et le monde de la politique tendent, de plus en plus, à ne faire qu’un. » (André Tardieu, 1936).Il est des postérités qui sont injustes. Le souvenir de l’ancien chef du gouvernement français... [Lire la suite]