mercredi 20 septembre 2017

Traité de Maastricht : l’euro approuvé par le peuple français (1)

« Je crois que l’erreur est dans le fait que pendant quarante ans, on n’ait jamais vraiment saisi notre peuple sur des choix européens, de telle sorte que peu à peu, ce problème a été traité entre spécialistes, diplomates. (…) Chacun a estimé que l’Europe était suffisamment connue et c’est une erreur d’appréciation. On voit bien au moment où, pour la première fois, on s’adresse véritablement au peuple pour qu’il décide, on lui donne, on lui restitue son pouvoir, on s’aperçoit qu’il y a un travail pédagogique d’éducation,... [Lire la suite]
samedi 5 août 2017

Les sept vies de Simone Veil (2/2)

« Françoise Giroud me l’avait décrite comme une sorte de déesse grecque, Minerve au port altier et aux yeux vert émeraude. Elle m’intimide beaucoup, mais c’est surtout sa façon de parler, simple, sans esbroufe, parfois sans construction, qui m’intéresse. Cette femme ne parle pas comme les autres leaders politiques. (…) Cette femme est rassurante. On me dit qu’elle a parfois mauvais caractère et que ses collaborateurs sont soumis à dure épreuve. » (Michèle Cotta, le 13 novembre 1974, à propos de Simone Veil dans ses "Cahiers... [Lire la suite]
jeudi 13 juillet 2017

Les sept vies de Simone Veil (1/2)

« Françoise Giroud me l’avait décrite comme une sorte de déesse grecque, Minerve au port altier et aux yeux vert émeraude. Elle m’intimide beaucoup, mais c’est surtout sa façon de parler, simple, sans esbroufe, parfois sans construction, qui m’intéresse. Cette femme ne parle pas comme les autres leaders politiques. (…) Cette femme est rassurante. On me dit qu’elle a parfois mauvais caractère et que ses collaborateurs sont soumis à dure épreuve. » (Michèle Cotta, le 13 novembre 1974, à propos de Simone Veil dans ses "Cahiers... [Lire la suite]
jeudi 6 juillet 2017

Simone Veil entre dans la légende nationale

« C’est la France et l’Europe tout entière qui sont là témoignant de vos combats. Et au moment où vous nous quittez, je vous prie, Madame, de recevoir l’immense remerciement du peuple français à l’un de ses enfants tant aimés, dont l’exemple, lui, ne nous quittera pas. C’est pourquoi j’ai décidé, en accord avec la famille, que Simone Veil reposerait avec son époux au Panthéon. » (Emmanuel Macron, le 5 juillet 2017 aux Invalides, à Paris).Pierre-François Veil, le troisième fils de Simone Veil, a raconté avec émotion que... [Lire la suite]
samedi 1 juillet 2017

Simone Veil, une Européenne inclassable

« Votre sourire nous manquera. » (Valéry Giscard d’Estaing, le 4 juillet 1979).Comme de nombreux compatriotes, j’ai ressenti beaucoup d’émotion en fin de matinée lorsque la nouvelle a été diffusée. Simone Veil s’est éteinte ce vendredi 30 juin 2017 à Paris. Elle allait atteindre ses 90 ans le 13 juillet prochain. Très affaiblie depuis quelques années, elle avait quitté la "scène publique" en 2013, année doublement terrible de la disparition de son mari Antoine Veil (le 12 avril 2013) et de sa sœur Denise (le 6 mars 2013).Je... [Lire la suite]
mardi 24 janvier 2017

Jean-François Deniau, l’engagé baroudeur aux sept vies (1)

« À la fois diplomate et baroudeur, ministre et marin, militaire et romancier, émissaire secret et négociateur habile, homme public flamboyant et ardent Européen, mémorialiste et grand officier de la Légion d’honneur, Jean-François Deniau a tout fait, il a vécu plus que les sept vies qu’il se donnait. » (Pierre-Jean Rémy, le 25 janvier 2007 à Paris). Sur Jean-François Deniau, première partie.En 1994, Jean-François Deniau avait publié chez Plon le premier tome de son autobiographie "Mémoire de sept vies". Il venait d’être élu... [Lire la suite]
jeudi 17 septembre 2015

Jean d’Ormesson, le dandy doyen

« Je suis indulgent pour les autres car je le suis pour moi. J’admire beaucoup les gens qui sont sévères pour les autres. À condition qu’ils soient sévères pour eux-mêmes. N’étant pas sévère pour moi-même, je ne le suis pas pour les autres. Car ce qu’il y a de plus ignoble, c’est les gens indulgents pour eux-mêmes et sévères pour les autres. » ("L’Est républicain" du 23 août 2015).Lorsque il a été élu à l’Académie française, le 18 octobre 1973, au fauteuil de Jules Romains, Jean d’Ormesson n’avait que 48 ans, le benjamin. La... [Lire la suite]