samedi 2 juillet 2016

Edgard Pisani, une certaine idée du monde (2)

« Il ne nous est pas possible de croire que l’effort national est du domaine particulier de tel ou tel : de l’État, de l’usine, du marchand, du travailleur ou du banquier. Il exige l’effort de tous et l’art de gouverner, c’est désormais l’art de créer les conditions de la libre mobilisation de toutes les forces nationales. C’est d’abord l’art du consensus. » (Conclusion du Rapport Pisani du 13 octobre 1978). Seconde et dernière partie.Edgard Pisani vient de s’éteindre à 97 ans. Après avoir évoqué le haut fonctionnaire... [Lire la suite]
samedi 25 juin 2016

Edgard Pisani, une certaine idée du monde (1)

« Les désordres que pourrait provoquer le déséquilibre de notre balance (monnaie, emploi, indépendance) seraient tels que la tentation serait bientôt irrésistible de fermer, sélectivement d’abord, puis plus largement, nos frontières. Ce n’est que par une action concertée mais rigoureuse de l’État, des entreprises et des travailleurs et non par un abandon de notre économie aux prétendues lois du marché que nous pouvons le mieux, que nous pouvons seulement affronter la concurrence extérieure sans risque d’être submergés. »... [Lire la suite]
jeudi 3 mars 2016

Yves Guéna, l’un des derniers gaullistes de la première heure

« Voici que se referment les portes de la gloire. Demain, j’entrerai dans les temps ordinaires. » (Yves Guéna parlant de la démission de De Gaulle en avril 1969).Coïncidence ? Alors que Pierre Messmer, disparu le 29 août 2007, sera honoré par les gaullistes dans quelques jours, le 20 mars 2016 à l’occasion du centenaire de sa naissance, l’un de ses ministres les plus fidèles au gaullisme, Yves Guéna, s’est éteint à l’âge de 93 ans, ce jeudi 3 mars 2016 à Paris.Avoir 17 ans au début de la guerre (né le 6 juillet 1922 à... [Lire la suite]
Posté par rakotoarison à 11:25:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 21 décembre 2015

Pierre Bas (1925-2015), premier abolitionniste de la France moderne

« Depuis 1974, il y a eu en France trois exécutions capitales, alors que plus de cinq mille crimes, susceptibles juridiquement d’amener les criminels à l’échafaud, avaient été commis. L’affaire est entendue, la peine de mort est à l’agonie, elle est même sans doute déjà morte. Il ne manque plus que le constat officiel du décès. (…) S’il est un homme en France pour affirmer, et démontrer à l’évidence, que trois têtes coupées en cinq ans ont changé quoi que ce soit à la délinquance et à la criminalité, mon combat perd une part de... [Lire la suite]