lundi 10 juin 2019

John Wayne, la légende de l’Ouest

« République. C’est un nom qui sonne bien, cela veut dire qu’on peut vivre libre, dire ce que l’on veut, aller et venir où l’on veut, boire et prendre une cuite si cela vous chante. Il y a des mots qui font de l’effet. République est un de ces mots, qui me donne des picotements dans les yeux, un serrement de gorge comme quand on voit son premier-né commencer à marcher, quand la barbe le pousse à s’enhardir et à prendre le rasoir de son père. Ces mots-là, quand on les prononce, cela vous réchauffe le cœur. République est un de ces... [Lire la suite]
samedi 8 décembre 2018

Joseph Joffo, l’enfant témoin

« Peut-être ai-je cru jusqu’à présent me sortir indemne de cette guerre, mais c’est peut-être cela, l’erreur. Ils ne m’ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l’enfant que je pouvais être… » (Joseph Joffo, "Un Sac de billes").S’il y avait seulement quelques livres à lire sur la période de la Seconde Guerre mondiale, de l’Occupation, de la spécificité de cette industrie de la mort, j’en citerais au moins quatre ou cinq, pas de manière exclusive ni exhaustive, mais de... [Lire la suite]
vendredi 28 septembre 2018

Les Accords de Munich : la fausse paix européenne

« Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre. » (Attribué à Winston Churchill, lors d’un discours, le 21 novembre 1938).Les Accords de Munich ont été signés il y a maintenant quatre-vingts ans, dans la nuit du 29 au 30 septembre 1938, vers une heure du matin. Quatre signataires : Adolf Hitler pour l’Allemagne, Benito Mussolini pour l’Italie, Édouard Daladier pour la France et Neville Chamberlain pour le Royaume-Uni. Cette conférence à Munich était... [Lire la suite]
lundi 10 septembre 2018

Kofi Annan, l’ONU après le 11 septembre 2001

« Aucune cause juste ne peut être servie par la terreur. » (New York, le 11septembre 2001).En réagissant ainsi, peu après les attentats du World Trade Center, dont c’est le triste dix-septième anniversaire ce mardi 11 septembre 2018, le Secrétaire Général de l’ONU de l’époque, Kofi Annan, reprenait la réflexion si profonde d’un autre Prix Nobel (de Littérature), Albert Camus, contenu dans son excellente pièce "Les Justes". Eh non ! La fin ne justifie pas les moyens. Et la fin de quoi, d’ailleurs ? Que les... [Lire la suite]
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jeudi 6 septembre 2018

L’amiral Flohic, mémoires d’Outre-Gaulle

« Je n’aime dans l’histoire que les anecdotes. » (Mérimée, 1829).L’expression lui allait mal, mais l’histoire ne retiendra qu’elle : "aide de camp". L’aide de camp que fut François Flohic s’en est allé ce mercredi 5 septembre 2018 à l’âge de 98 ans (né le 2 août 1920, quatre jours avant Hubert Germain, huit jours avant Daniel Cordier, deux grands résistants encore vivants). Il s’était retiré dans les hauteurs du Brusc, aux Six-Fours-les-Plages, à 15 kilomètres de Toulon, dans le Var. Aide du camp du Général De Gaulle.... [Lire la suite]
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vendredi 10 août 2018

Le grand résistant Daniel Cordier est né il y a 98 ans

« Je guette la phrase annonçant la revanche. Soudain, j’entends ces mots inouïs : "C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat". La phrase suivante me fait comprendre le désastre irréversible (…). La guerre est donc finie, irrémédiablement perdue ? Tandis que ma mère s’affaisse entre les bras de mon beau-père, je me précipite vers l’escalier et monte dans ma chambre afin de dissimuler mes larmes. Jeté en travers du lit, je sanglote en silence. » ("Alias Caracalla", 15 mai 2009, éd.... [Lire la suite]
dimanche 8 juillet 2018

Jean Moulin est mort torturé il y a 75 ans

« Cet homme, jeune encore, mais dont la carrière avait déjà formé l’expérience, était pétri de la même pâte que les meilleurs de mes compagnons. Rempli jusqu’aux bords de l’âme, de la passion de la France, convaincu que le "gaullisme" devait être, non seulement l’instrument du combat, mais encore le moteur de toute une rénovation, pénétré du sentiment que l’État s’incorporait à la France Libre, il aspirait aux grandes entreprises. Mais aussi, plein de jugement, voyant choses et gens comme ils étaient, c’est à pas comptés qu’il... [Lire la suite]
jeudi 5 juillet 2018

Sous le soleil de Bernanos

« Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d’une feuille de papier blanc me harasse l’âme. L’espèce de recueillement physique que m’impose un tel travail m’est si odieux que je l’évite autant que je puis. » (Georges Bernanos, 1938).Par son esprit torturé par la plume et par la foi, par la liberté et par la vérité, tourmenté par l’existence du mal, Georges Bernanos est assez vite reconnaissable dans la littérature française de la première moitié du XXe siècle. Il est mort il y a soixante-dix ans, le 5 juillet 1948 à... [Lire la suite]
jeudi 21 juin 2018

Jean Moulin, le suprême héros

« Cet homme, jeune encore, mais dont la carrière avait déjà formé l’expérience, était pétri de la même pâte que les meilleurs de mes compagnons. Rempli jusqu’aux bords de l’âme, de la passion de la France, convaincu que le "gaullisme" devait être, non seulement l’instrument du combat, mais encore le moteur de toute une rénovation, pénétré du sentiment que l’État s’incorporait à la France Libre, il aspirait aux grandes entreprises. Mais aussi, plein de jugement, voyant choses et gens comme ils étaient, c’est à pas comptés qu’il... [Lire la suite]
dimanche 17 juin 2018

Premier de Cordier

« Je guette la phrase annonçant la revanche. Soudain, j’entends ces mots inouïs : "C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat". La phrase suivante me fait comprendre le désastre irréversible (…). La guerre est donc finie, irrémédiablement perdue ? Tandis que ma mère s’affaisse entre les bras de mon beau-père, je me précipite vers l’escalier et monte dans ma chambre afin de dissimuler mes larmes. Jeté en travers du lit, je sanglote en silence. » ("Alias Caracalla", 15 mai 2009, éd.... [Lire la suite]