« C’est tout le problème des populistes : ils se réclament de la démocratie. Or ce système suppose une combinaison entre souveraineté populaire et état de droit. Le règne de la majorité, essentiel, est limité par les lois. Au-delà, nous entrons dans la tyrannie, serait-elle populaire. Tel est le drame de Bojo : comme César, il voulait contraindre les élus. Mais il confond le Rubicon et la Tamise. » (Laurent Joffrin, "Libération", 4 septembre 2019).



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La chronique du Brexit annoncé n’est pas avare en subtils rebondissements. Jusqu’au dernier moment (à déterminer), le suspens dramatique est complet. Il reste chaotique. Les deux journées du mardi 3 et mercredi 4 septembre 2019 à la Chambre des Communes à Londres l’ont encore montré.

Nouveau Premier Ministre britannique depuis le 24 juillet 2019, Boris Johnson est-il un apprenti dictateur dans la plus vieille démocratie parlementaire du monde ? Le mot, dictateur, a été balancé à la figure de Boris Johnson par un député de l’opposition le 3 septembre 2019 et le Premier Ministre lui a répondu que lui voulait appliquer la volonté populaire, à savoir, faire le Brexit demandé par les électeurs britanniques lors du référendum du 23 juin 2016.

C’est tout le problème d’une démocratie complexe, la double souveraineté. La légitimité populaire et la légitimité parlementaire. La démocratie directe et la démocratie représentative. Les députés sont pourtant issus du peuple. Et Boris Johnson, en bon démagogue, est plutôt populaire même s’il représente un parti qui n’a même pas obtenu 9% des voix aux élections européennes du 23 mai 2019 (8,8% précisément) et qui, aujourd’hui, n’a plus de majorité à la Chambre des Communes (il l’a perdue le 3 septembre 2019).

L’éditorialiste du journal "Le Figaro" Yves Thréard remarquait le 4 septembre 2019 sur LCI que les leaders populistes, s’ils étaient populaires et pouvaient remporter les élections si elles avaient lieu maintenant, étaient souvent en délicatesse avec les institutions représentatives de leur pays. C’est le cas de Matteo Salvini, de Donald Trump. C’est aussi le cas de Boris Johnson, même s’il convient de bien distinguer ces trois personnalités aux idéologies et contextes très différents.

Comme tous les populistes, Boris Johnson ne cesse, en ce moment, de mentir aux députés britanniques et aux citoyens britanniques. Il leur explique qu’il est actuellement en cours de négociation avec l’Union Européenne pour tenter de trouver un nouvel accord pour le Brexit avant le 31 octobre 2019. Mais à Bruxelles, tous les acteurs expliquent qu’il n’y a aucune négociation, aucune discussion, aucune proposition nouvelle. Pourtant, l’Union Européenne est prête à aider le Royaume-Uni : personne ne gagnera à un Brexit sans accord, mais l’Union Européenne ne veut pas s’ingérer dans la vie politique intérieure du Royaume-Uni. Car il s’agit bien de cela, et seulement de cela, de batailles politiciennes internes au Royaume-Uni et dont le sujet européen n’est qu’un pâle prétexte.

Le Brexit, cela fait trois ans et demi que tout le Royaume-Uni est bloqué dessus, et l’Union Européenne également. Quand David Cameron, de manière assez irresponsable, a promis en mai 2015 un référendum sur le Brexit lors des élections législatives pour renouveler son mandat de Premier Ministre, il pensait surtout faire une concession à l’aile dure de son parti sans pour autant mettre en péril l’appartenance de son pays à l’Union Européenne. Mais la pugnacité antieuropéenne des brexiters, et leurs fausses promesses, leurs mensonges, ont réussi à faire basculer l’électorat et à faire passer le Brexit. C’était un jeu de poker menteur, et David Cameron a perdu. Depuis la campagne du référendum, le peuple britannique est divisé très profondément, pour et contre le Brexit, un peu comme l’affaire Dreyfus en France du début du XXe siècle. Il faut éviter ce sujet de conversation dans les réunions de famille.

Theresa May, prudente ministre, a pris la succession de David Cameron. Elle a mis un an à préparer la demande du Brexit, en organisant d’ailleurs des nouvelles élections législatives le 8 juin 2017 pour avoir une majorité derrière elle. Elle fut au contraire réduite à une majorité à un siège, et encore, dépendant d’un parti irlandais très exigeant. C’est cette Chambre des Communes, depuis deux ans, qui freine le Brexit car personne n’est d’accord sur rien (et insistons vraiment : l’Union Européenne n’est pas responsable du retard du Brexit : au contraire, son souhait le plus cher est que le Brexit soit passé pour s’occuper des projets d’avenir plus intéressants).

Le vrai problème du Royaume-Uni, c’est que le référendum était flou, car demandé en amont. Soit le maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne, là, l’option était claire, soit le retrait, mais sans dire comment le pays se retirerait. Du reste, malheureusement, il n’était pas possible de dire comment avant de passer plusieurs mois ou années à négocier avec l’Union Européenne pour se mettre d’accord sur le comment. Et cette négociation ne pouvait donc pas avoir lieu avant le référendum, car elle aurait pu être inutile si le référendum avait rejeté le Brexit.

Bref, aujourd’hui, le Royaume-Uni est divisé, c’est-à-dire le peuple britannique, la Chambre des Communes, et même le parti conservateur sont divisés sur le Brexit entre ceux qui sont contre, ceux qui sont pour un Brexit avec un accord, ceux qui veulent le Brexit dans tous les cas, même sans accord et enfin, ceux qui ne veulent en aucun cas d’un Brexit sans accord. On pourra dire que c’est politiquement très compliqué.

C’est le problème des démocraties avancées. La complexité nécessite de ne pas seulement répondre oui ou non à une question, mais surtout de répondre à cette question extrêmement ouverte : comment ?

Theresa May a négocié prudemment et raisonnablement. En novembre 2018, elle a obtenu un accord avec l’Union Européenne, ce qui n’était pas une mince affaire. En effet, pour avoir un accord, il fallait l’unanimité des vingt-sept autres pays de l’Union Européenne. Cette unité n’a jamais failli et c’est sans doute le plus grand étonnement des brexiters : l’Union Européenne est toujours restée unie dans ce dossier (et le reste). Il faut le mettre à l’actif de Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit à Bruxelles.

La difficulté pour Theresa May a été de faire passer l’accord à la Chambre des Communes. Elle n’est jamais arrivée à le faire passer. Mais surtout, la Chambre des Communes n’a jamais été d’accord sur le comment : majoritairement, elle a rejeté l’accord négocié par Theresa May, elle a rejeté l’idée d’un no-deal (Brexit sans accord) et enfin, elle a rejeté l’idée d’un second référendum. Elle a tout rejeté mais n’a jamais eu une attitude constructive : que veut-elle ?

Theresa May ne voulait pas d’un nouveau référendum car elle estimait que les électeurs avaient donné un mandat clair au gouvernement : réaliser le Brexit. Point. Mais là où elle se trompait, c’était que les électeurs ne lui ont jamais dit comment réaliser le Brexit. Faire un nouveau référendum n’aurait donc pas pour finalité de remettre en cause le principe du Brexit, mais de donner une idée sur le comment le réaliser. Or, quoi de plus démocratique (et populaire) que de demander au peuple lui-même comment il veut sortir de l’Union Européenne ?

Pour cette question, la méthode démocratique exigeait deux référendums, un en amont sur le principe, pour engager des négociations avec l’Union Européenne, et un autre en aval, une fois l’accord obtenu avec Bruxelles, pour ratifier cet accord par le peuple. C’est ce second référendum que Theresa May aurait dû organiser.

Sur le principe du Brexit, d’ailleurs, les sondages en août 2019 donnaient encore une majorité des sondés, environ 54%, en faveur du Brexit. Ce qui est nécessaire, c’est de savoir si c’est un divorce à l’amiable ou pas.

Le cataclysme électoral des élections européennes du 23 mai 2019 pour son parti a rendu nécessaire la démission de Theresa May. Par sa personnalité, son charisme, son volontarisme, Boris Johnson lui a succédé sans beaucoup de suspens, vu la vacuité de la classe politique britannique actuelle. Pourquoi Boris Johnson aurait-il réussi là où Theresa May a échoué, alors que rien n’a changé par ailleurs dans les données du problème ? Probablement parce qu’il n’est pas un prudent mais un fonceur. Un fonceur ambitieux, d’où sa joie d’être enfin Premier Ministre.

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J’ai écrit plus haut que les populistes populaires étaient souvent en délicatesse avec les institutions représentatives. Drôle de mot que celui de "délicatesse" (dont David Foenkinos a fait un livre) pour donner une expression qui dit le contraire de sa définition. Boris Johnson n’est pas un délicat. Il est comme un éléphant dans un magasin de porcelaines fragiles, car toutes les choses de la démocratie sont toujours fragiles, sensibles, un rien peut les faire casser.

Boris Johnson a un seul but aujourd’hui : qu’au 31 octobre 2019, le Brexit soit acté. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il veut un no-deal. Il veut un no-deal car il ne propose rien de nouveau pour aboutir à un nouvel accord avec l’Union Européenne et il met toute son énergie pour ne pas repousser la date fatidique du 31 octobre 2019. En clair, il veut rester dans l’histoire britannique comme le Premier Ministre qui a fait le Brexit. Mais avec les mêmes députés que Theresa May.

Ces députés sont tous divisés : le parti conservateur comme le parti travailliste, certains sont contre le Brexit, ou contre le no-deal, pour un accord, ou contre, bref, tout cela avec des considérations politiciennes extrêmement soutenues, et en particulier, avec l’ambition de Jeremy Corbyn (qui n’a eu que des opinions fluctuantes sur le Brexit) de devenir Premier Ministre alors qu’il représente l’aile gauche qui effraie jusqu’aux électeurs travaillistes eux-mêmes (il propose un impôt sur la fortune de 20% !, il souhaite aussi nationaliser de nombreuses entreprises, etc.). Beaucoup de pro-européens préfèrent un no-deal à Jeremy Corbyn à la tête du gouvernement, cela donne une idée des divisions.

Seuls, les libéraux démocrates (lib-dem) sont cohérents et disent leur volonté de rester dans l’Union Européenne. Ils ont d’ailleurs fait un bon score aux élections européennes du 23 mai 2019 : presque 20% des voix (19,8%), deuxième parti du Royaume-Uni derrière le Parti du Brexit de Nigel Farage. Ce dernier est également un parti cohérent, mais il est absent de la Chambre des Communes.

Pour Boris Johnson, la seule manière de réussir là où Theresa May a échoué, c’est de "forcer" les députés ! En France, c’est chose relativement fréquente depuis une longue tradition pourtant républicaine qui n’a pas commencé en 1958 (il suffit de se rappeler la crise du 16 mai 1877). Mais au Royaume-Uni, le berceau du parlementarisme, c’est beaucoup moins ordinaire.

Certes, dans les règles, Boris Johnson n’a pas outrepassé, jusqu’à maintenant (formule de prudence), ses droits et devoirs de Premier Ministre. Il avait le droit de suspendre le Parlement britannique deux semaines de plus et la signature de la reine Élisabeth II n’a rien justifié, n’est pas une caution ni morale, ni constitutionnelle, encore moins politique, car elle n’avait pas le droit de ne pas signer.

La signature de quoi ? Le 28 août 2019, Boris Johnson a annoncé en effet qu’il suspendait le Parlement du 9 septembre 2019 au 14 octobre 2019. Cette suspension a un rôle, empêcher les parlementaires de barrer la route du Brexit prévu le 31 octobre 2019. Répétons bien la situation : si rien ne se passe jusqu’au 31 octobre 2019, par défaut, le Brexit sans accord a lieu. C’est la volonté de Boris Johnson : tout faire pour ne rien faire jusqu’à cette date. Et écarter au maximum la Chambre des Communes.

Sur le plan politique, on voit bien la volonté de Boris Johnson de bâillonner les parlementaires. Sur le plan institutionnel, c’est cependant peu choquant : le Parlement britannique est généralement suspendu plusieurs semaines (deux à trois) en septembre pour permettre aux partis politiques d’organiser leur congrès interne. Prolonger de deux semaines cette suspension n’est pas, en elle-même, choquant. Remarquons qu’en France, c’est le contraire : le Président de la République convoque généralement le Parlement français en session extraordinaire pour permettre de légiférer plus intensément (en juillet, en septembre, etc.).

Cependant, il y a de la graine d’intolérance chez Boris Johnson qui a annoncé le 2 septembre 2019, face à une possible fronde, que, en tant que leader du parti conservateur, il exclurait tout député conservateur qui s’opposerait dans ses votes à sa propre volonté de Brexit sans accord : « Je veux que tout le monde le sache : je ne demanderai en aucune circonstance un report à Bruxelles. Nous partirons le 31 octobre ! ». Pour un chef qui, à l’origine, n’était pas majoritaire dans son parti, c’est un peu fort de café. L’esprit démocratique a des limites. C’est évidemment un peu tôt pour parler de dictature, et justement, aussi confuse qu’est la situation politique actuelle, elle est passionnante, elle sera étudiée longtemps et de manière approfondie par les constitutionnalistes dans les décennies qui viennent…

Les députés ont réagi très rapidement. D’une part, il ne faut pas négliger que pendant le mois d’août 2019, Jeremy Corbyn a tenté de rassembler beaucoup de forces politiques pour éviter à tout prix le no-deal (qui serait une catastrophe économique et sociale). D’autre part, les députés ont mis à profit la semaine qu’ils avaient encore sous la main, cette semaine de rentrée parlementaire, du 3 au 6 septembre 2019 (la rentrée parlementaire avait lieu le 3 septembre 2019).

En deux jours, Boris Johnson a essuyé quatre défaites cinglantes. Deux par jour.

Le 3 septembre 2019, Phillip Lee, un député conservateur qui fut sous-secrétaire d’État parlementaire à la Justice du 17 juillet 2016 au 12 juin 2018, a quitté son parti et s’est déplacé (physiquement) pour se mettre dans les rangs de l’opposition (chez les lib-dem). Ce député a déclaré : « Le gouvernement conservateur poursuit de manière agressive un Brexit [aux conséquences] dommageables. Il met en danger des vies. (…) Le Brexit a transformé ce qui fut un grand parti en quelque chose qui ressemble désormais à une faction (…) infectée par le populisme et le nationalisme anglais. ». Résultat, Boris Johnson n’a plus de majorité à la Chambre des Communes, puisque celle-ci ne tenait qu’à un siège.

Autre défaite, encore plus cruciale, ce 3 septembre 2019, une véritable "humiliation" pour Boris Johnson (le terme est du journal "The Guardian"), ce fut le vote des députés pour prendre le contrôle de l’ordre du jour (essentiel pour savoir quelles questions seront mises au vote pendant ces quelques jours, c’est la règle SO24, pour standing order 24), et cela fut acquis avec 328 voix contre 301, soit 21 députés conservateurs qui ont rejoint l’opposition dans cette volonté d’éviter le no-deal, et parmi eux, des anciens ministres.

Le lendemain, le 4 septembre 2019, la voie était donc libre aux travaillistes pour présenter leur proposition de loi. Le texte a été adopté en deuxième lecture par la Chambre des Communes, infligeant un nouveau camouflet à Boris Johnson. Qu’impose le texte ? Que si le gouvernement ne parvient pas à obtenir un nouvel accord avec l’Union Européenne avant le 19 octobre 2019 (les 17 et 18 octobre 2019, il y a le prochain Conseil Européen), alors il devra demander un report du Brexit au 31 janvier 2020 ou à une autre date fixée par l’Union Européenne (il est probable que l’Union Européenne serait conciliante pour accorder ce nouveau délai). Cette loi impose ainsi qu’un no-deal ne puisse pas avoir lieu le 31 octobre 2019, le contraire de ce que voudrait Boris Johnson.

Dans sa logique, et dans une logique démocratique aussi (un dictateur ne réclame pas de nouvelles élections !), Boris Johnson a alors présenté à la Chambre des Communes une motion pour la dissoudre et provoquer de nouvelles élections législatives le 15 octobre 2019, juste avant le Conseil Européen. Cette motion a été rejetée dans la soirée du 4 septembre 2019, infligeant ainsi un quatrième grave désaveu à Boris Johnson. Il fallait une majorité des deux tiers pour que cette motion fût adoptée. La situation est donc bloquée.

De nouvelles élections législatives auraient eu pour effet de clarifier la situation car la campagne porterait exclusivement sur le no-deal ou pas le no-deal. Constitutionnellement, il faut au moins cinq semaines entre la dissolution et les nouvelles élections, pour permettre une campagne électorale digne de ce nom.

Boris Johnson est donc aujourd’hui dos au mur. Il est dans l’obligation légale de demander un report du Brexit. Ou alors, il s’enfonce dans l’illégalité. Autre hypothèse, il démissionne, ce qui ne résoudra rien non plus, car tant qu’il n’y a pas de nouveau Premier Ministre, le temps continue à passer et l’échéance reste la même, 31 octobre 2019.

L’histoire actuelle est passionnante mais effrayante. Les conséquences d’un Brexit sans accord seront désastreuses. L’Union Européenne, totalement unie, saura mieux affronter le désastre que le Royaume-Uni. Le champ des possibles est immense, l’incertitude gigantesque. Boris Johnson voudrait être comparé à Winston Churchill en 1940. Mais à ce compte-là, il faudrait comparer l’Union Européenne au Troisième Reich, ce qui serait complètement insensé et injurieux pour les 60 millions de victimes de la Seconde Guerre mondiale


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (04 septembre 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Boris Johnson, apprenti dictateur ?
Boris Johnson, le jour de gloire.
Union Européenne : la victoire inespérée du Président Macron.
Européennes 2019 (6) : le paysage politique européen.
Theresa May : Game over.
La reine Victoria.
Peter Higgs.
Texte voté à la Chambre des Communes le 31 mars 2019 (traduction en français).
Brexit : vote parlementaire surprise pour un 2e référendum le 26 mai.
Brexit : chronologie inachevée d’un chaos annoncé.
Michael Heseltine.
Les élections législatives britanniques du 8 juin 2017.
L’attentat de Manchester du 22 mai 2017.
Theresa May nommée Premier Ministre le 13 juillet 2016.
Peuple et populismes.
Intervention de Bruno Le Maire sur le Brexit le 28 juin 2016.
Le Brexit en débat chez les députés français.
L’Europe n’est pas un marché.
L’Union Européenne, élément majeur de stabilité mondiale.
Terre brûlée ?
Brexitquake.
Boris Johnson en campagne pour le Brexit.
To Brexit or not to Brexit ?
L’émigration irlandaise.
L’euro.
Le conflit syrien.
Les réfugiés syriens.
La construction européenne.
Jo Cox.
David Cameron.
Margaret Thatcher.
Les Accords de Munich.
Les 70 ans d’Israël.
La partition des Indes.
Karl Marx.
Jane Austen.
William Shakespeare.
David Bohm.
Stephen Hawking.
Alfie Evans, tragédie humaine.
Charlie Chaplin.
Le Prince Charles.
Winston Churchill.
Lord Louis Mountbatten.
Harry, un mari qui vous veut du bien.
Philip Mountbatten.
Lady Di.
Édouard VIII et George VI.
Élisabeth II.
Un règne plus long que celui de Victoria.
Vive la République !

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